Au début, LowFlow était construit autour de mon propre environnement. C'était normal. Je développais ce dont j'avais besoin pour trader, avec les plateformes que j'utilisais et les données que j'avais sous la main.
Mais à partir du moment où j'ai décidé d'en faire un vrai produit, une question est devenue impossible à éviter : est-ce que LowFlow devait fonctionner seulement avec ma façon de trader?
Évidemment, non.
Un trader n'utilise pas les mêmes outils qu'un autre
Certains utilisent NinjaTrader. D'autres Sierra Chart. D'autres Quantower. Certains importent simplement leurs opérations avec un fichier CSV.
Il y a les futures. Le Forex. Les CFD. Et plus tard, d'autres marchés pourront s'ajouter.
Si je voulais que LowFlow puisse évoluer, il ne fallait surtout pas construire le journal autour d'une seule plateforme. Il fallait construire un système capable de recevoir des données de plusieurs sources.
C'est là que les add-ons ont pris leur place
L'idée était simple : la plateforme de trading fait ce qu'elle fait déjà très bien. LowFlow récupère ensuite les informations dont le journal a besoin. Trades. Entrées. Sorties. Heures. Prix. Captures lorsque disponibles.
Et tout cela reste local sur l'ordinateur du trader.
Je ne voulais pas obliger quelqu'un à exporter manuellement ses transactions chaque soir. Encore moins copier-coller des dizaines de lignes dans un journal. Si la plateforme possède déjà l'information, le système doit pouvoir la récupérer.
Mais toutes les plateformes sont différentes
C'est là que le travail devient intéressant. NinjaTrader ne fonctionne pas exactement comme Sierra Chart. Sierra Chart ne fonctionne pas exactement comme Quantower. Les formats ne sont pas identiques. Les fichiers ne sont pas identiques. Les façons d'identifier les transactions ne sont pas toujours identiques.
Et pourtant, à la fin, LowFlow doit comprendre la même chose : voici un trade.
C'est là que j'ai commencé à penser davantage en termes de passerelles que de plateformes. Chaque source peut parler son propre langage. LowFlow doit être capable de traduire.
Le CSV est devenu important pour la même raison
Je sais très bien que je ne pourrai jamais supporter toutes les plateformes de trading dès le premier jour. Il en existe beaucoup trop. Alors j'ai aussi gardé une porte ouverte. Si une plateforme peut exporter un CSV, LowFlow peut apprendre à le lire.
Le but n'est pas de dire : « ta plateforme n'est pas supportée ». Le but est plutôt de se demander : « qu'est-ce qu'elle peut me donner comme données? » Et à partir de là, construire le parser nécessaire.
Ouvrir le journal sans le transformer en usine
C'était le vrai défi. Ajouter plusieurs plateformes peut très rapidement transformer un projet simple en énorme système compliqué. Je ne voulais pas ça.
Le cœur de LowFlow devait rester le même. Le trader ouvre son journal. Ses données arrivent. Il analyse sa journée. La complexité doit rester derrière. Pas devant lui.
LowFlow est devenu plus grand que mon propre setup
À partir de ce moment-là, je ne construisais plus seulement pour ma plateforme. Je construisais une structure capable d'en accueillir plusieurs.
Ce changement paraît peut-être petit vu de l'extérieur. Mais pour moi, il représentait une étape importante. LowFlow pouvait maintenant commencer à s'adapter au trader. Pas l'inverse.